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Le 2 septembre 2010
Critique, n° 759-760 : À quoi pense l’art contemporain ?

3 juin 2010
Critique 757-758 : Vivement Paris !
Philosophie 106 : L'Individu

6 mai 2010
Critique n° 756

1er avril 2010
Critique n° 755 : Chemins de la liberté
Catalogue 2010

Le 4 mars 2010
Christian Oster, Dans la cathédrale
Critique n° 754 : Le pragmatisme et ses doubles : autour des frères James
Philosophie n° 105

Le 18 février 2010
Clément Rosset, Tropiques. Cinq conférences mexicaines

Le 4 février 2010
Critique n° 752-753 : Du style !

Le 14 janvier 2010
Éric Chevillard, Choir

Le 7 janvier 2010
Christian Gailly, Lily et Braine
Christian Gailly, Les Évadés (Collection « double »)
Critique n° 751
Philosohie n° 104
 

Paradoxe
Le Régime des passions et autres textes

Clément Rosset
Le Régime des passions et autres textes

2001
Collection « Paradoxe », 96 pages
9,91 €
ISBN : 2.7073.1764.0
EAN13 : 9782707317643



Le régime des passions n’est autre, tout simplement, que le “ régime ” ; au sens où l’on parle de “ se mettre au régime ” ou de “ régime sec ”. Il est même le plus dur des régimes, parce qu’un régime alimentaire autorise certains aliments alors que le régime des passions n’en tolère aucun.

‑‑‑‑‑ Table des matières ‑‑‑‑‑

I. Le régime des passions. Post-scriptum – II. La vie et la mort – III. Le secret de Carmen – IV. En ce bordel – V. Le syndrome Novarina – VI. Abrégé de philosophie : 1. Homo sapiens. 2. Le monde clos. 3. La partition du réel

 

La revue de presse

Pierre Pachet (La Quinzaine littéraire, 15 novembre 2001)

« Clément Rosset procède plutôt par paradoxes, pour dégonfler de faux objets de croyance, et donc de fallacieuses causes de souffrance. Il s’attaque ainsi à l’idée reçue selon laquelle l’amour est la principale des passions. Pour lui, l’amour ne devient passionné que quand il cesse de viser une personne réelle, mais se dirige vers un objet absent ou irréel. Devenant passion, il cesserait alors d’être de l’amour. Et il donne comme exemples de passions (empruntés à Molière, Balzac, ou autres grands auteurs), l’avarice, la passion du collectionneur, ou la passion pour un objet unique. La passion serait alors parente de l’hystérie, en tant que toutes deux seraient la “ recherche obstinée du malheur ”.
On voit comment Rosset cherche à reconduire son lecteur et d’abord lui-même vers ce “ réel ” dont, dans un autre livre, il avait cherché à décrire le caractère irréductible, et qui apparaît dans le présent recueil de textes, à travers un “ Abrégé de philosophie ”, comme ce dont la philosophie cherche en général à esquiver la contrainte et le prix. À vrai dire, les textes les plus frappants de ce philosophe qui se situe aux marges de la philosophie, sont peut-être ceux dans lesquels il marque sa sympathie pénétrante pour le langage imprévisible de Valère Novarina, ou un petit essai insolent sur le terme “ le bordel ”, dans lequel après avoir distingué le bordel comme lieu clos et organisé, et le bordel comme “ organisation dans laquelle tout marche de travers ”, il tente une analyse rapide de trois conceptions du bordélique, comme “ désorganisation de l’ordre ”, comme “ non-entretien de l’ordre ”, ou “ le bordel comme nature des choses ”. Ce divertissement enlevé ne manque pas de charme, et d’une pertinence qui n’est pas sensible à première lecture, mais se révèle avec le temps. »

Jérôme Garcin (Le Nouvel Observateur, 29 novembre 2001)

« Clément Rosset a poussé si loin, et avec une telle élégance, l’art de la désillusion, la politesse du désespoir, le goût de la solitude et l’obstiné plaisir de déplaire, que l’on ne saurait déplorer qu’il ne fût pas mieux lu et davantage connu. Une vingtaine d’ouvrages, rédigés dans une prose de grand écrivain, n’ont valu à ce philosophe ni la reconnaissance de ses pairs, ni le succès public qui, de nos jours, s’attache au moindre penseur de bistrot.
L’actualité de la librairie offre de découvrir Clément Rosset. Commencez par son livre sur Schopenhauer. Continuez avec Le Régime des passions, recueil de textes où il est question de Carmen, de Valère Novarina, du bordel, et où il démontre, non sans ironie, que l’amour n’est pas la plus exemplaire des passions, puisque la passion poursuit en vain un objet absent ou irréel. »

En savoir plus...

Samuel Beckett,
Fin de partie

Alain Robbet-Grillet,
Les Gommes
La Jalousie
Critique 651-52 : Alain Robbe-Grillet
Claude Simon
La Route des Flandres
Antoine Volodine

Le 9 septembre 2010
Yves Ravey, Enlèvement avec rançon
Philosophie n° 107

Le 16 septembre 2010
Antoine Volodine, Le Port intérieur
Bernard-Marie Koltès, Une part de ma vie Entretiens 1983-1989

Le 23 septembre 2010
Jean Echenoz, Des éclairs
Jean Echenoz, Nous trois

Le 7 octobre
Eugène Savitzkaya, Marin mon cœur

Le 14 octobre
Pierre Bayard, Et si les œuvres changeaient d'auteur ?
Pierre Bayard, L’Affaire du chien des Baskerville
Georges Didi-Huberman, Remontages du temps subi - LŒil de l'histoire 2
Critique n° 761

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