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Le 2 septembre 2010
Critique, n° 759-760 : À quoi pense l’art contemporain ?

3 juin 2010
Critique 757-758 : Vivement Paris !
Philosophie 106 : L'Individu

6 mai 2010
Critique n° 756

1er avril 2010
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Catalogue 2010

Le 4 mars 2010
Christian Oster, Dans la cathédrale
Critique n° 754 : Le pragmatisme et ses doubles : autour des frères James
Philosophie n° 105

Le 18 février 2010
Clément Rosset, Tropiques. Cinq conférences mexicaines

Le 4 février 2010
Critique n° 752-753 : Du style !

Le 14 janvier 2010
Éric Chevillard, Choir

Le 7 janvier 2010
Christian Gailly, Lily et Braine
Christian Gailly, Les Évadés (Collection « double »)
Critique n° 751
Philosohie n° 104
 

Romans
L’Été 80

Marguerite Duras
L’Été 80

1980
112 pages
12 €
ISBN : 2707303240
EAN13 : 9782707303240

* Réédition dans la collection de poche « double »

« Au début de l’été, Serge July m’a demandé si j’envisageais dans les choses possibles d’écrire pour Libération une chronique régulière. J’ai hésité, la perspective d’une chronique régulière m’effrayait un peu et puis je me suis dit que je pouvais toujours essayer. Nous nous sommes rencontrés. Il m’a dit ce qu’il souhaitait, c’était une chronique qui ne traiterait pas de l’actualité ou autre, mais d’une sorte d’actualité parallèle à celle-ci, d’événements qui m’auraient intéressée et qui n’auraient pas forcément été retenus par l’information d’usage. Ce qu’il voulait, c’était pendant un an chaque jour, peu importait la longueur, mais chaque jour. J’ai dit : un an c’est impossible, mais trois mois, oui. Il m’a dit : pourquoi trois mois ? J’ai dit : trois mois, la durée de l’été. Il m’a dit : d’accord, trois mois, mais tous les jours. Je n’avais rien à faire cet été-ci et j’ai failli flancher, et puis non, j’ai eu peur, toujours cette même panique de ne pas disposer de mes journées tout entières ouvertes sur rien. J’ai dit : non, une fois par semaine, et l’actualité que je voulais. Il a été d’accord. Les trois mois ont été couverts par les deux semaines de fin juin et début juillet. Aujourd’hui, ce mercredi 17 septembre, je donne les textes de L’Été 80 aux Éditions de Minuit. C’est de ce que je voulais parler ici, de cette décision là, de publier ces textes en livre. J’ai hésité à passer à ce stade de la publication de ces textes en livre. C’était difficile de résister à l’attrait de leur perte, de ne pas les laisser là où ils étaient édités, sur du papier d’un jour, éparpillés dans des numéros de journaux voués à être jetés. Et puis j’ai décidé que non, que de les laisser dans cet état de textes introuvables aurait accusé davantage encore – mais alors avec une ostentation douteuse – le caractère même de L’Été 80, à savoir, m’a-t-il semblé, celui d’un égarement dans le réel. Je me suis dit que ça suffisait comme ça avec mes films en loques, dispersés, sans statuts, perdus, que ce n’était pas la peine de faire carrière de négligence à ce point-là.
Il fallait un jour entier pour entrer dans l’actualité des faits, c’était le jour le plus dur au point souvent de l’abandonner. Il fallait un deuxième jour pour oublier, me sortir de l’obscurité de ces faits, de leur promiscuité, retrouver l’air autour. Un troisième jour pour effacer ce qui avait été écrit, écrire. »
Marguerite Duras

Les premières pages

 

La revue de presse

G. P. (Les Nouvelles littéraires, 8 janvier 1981)

« Un écrivain jette un regard neuf sur le monde. Mais sa vitre est brouillée. La pluie tombe sur une plage normande. Un enfant joue, court, ramasse des coquillages. Et pendant ce temps les ouvriers sont en grève à Gdansk, les jeux Olympiques se déroulent dans l’ordre à Moscou, l’Afghanistan disparaît de la carte des États indépendants. Un État comme les autre ? Pas vraiment, et sous le regard tremblé, tremblant de Marguerite Duras, L’Été 80 prend un relief nouveau. Il pleut sur la Normandie, le monde bouge et les mots s’écrivent. C’est un texte en dix séquences. Et c’est très beau. »

G. P. (Les Nouvelles littéraires,15 janvier 1981)

Quand Marguerite Duras parle à la première personne
 
« (…) Pureté de style, pureté des mots sur la page : L’Été 80 ne s’écrit pas seulement avec des titres à la “ Une ”, mais aussi avec des fragments d’autobiographie. “ La clarté de la nuit est presque aussi intense que là-bas où je suis née et, du côté du Havre, les quais vides sont encore les chemins de douane des postes-frontières du Siam. ” Celle qui fut résistante, militante, membre du PCF, voit en Gdansk “ le phare qui éclairerait la grande décharge du socialisme européen ”. C’est elle aussi qui énonce : “ Le crime politique est toujours fasciste... Lorsque la gauche tue, elle dialogue avec le fascisme ”, dénonçant les terrorismes.
Mais le regard, brouillé de pluie, va plus loin que la simple actualité immédiate. La chronique se révèle ainsi poème en prose : “ Tout à coup, cet affaissement de la durée, ces couloirs d’air, cette étrangeté qui filtre, impalpable, à travers les sables, la surface de la mer, le flux de la marée montante. ” Le va-et-vient entre Gdansk et un enfant qui marche au-devant de la mer, les plages rendues “ aux rafales joueuses du vent ”, rythmant “ les signes avant-coureurs d’un nouveau bonheur ”, renvoient très vite, sur un tempo lancinant, à la marche de l’événement.
Au loin, la file des cargos bloque le cap d’Antifer. Un écrivain qu’on a trop souvent réduit à l’axe “ nouveau roman ”, qui a trop souffert du soupçon d’illisibilité, nous écrit du plus clair d’elle-même. Elle dit la fin de l’été et la montée des marées de septembre, la solitude face au monde et à elle-même. “ J’ai ouvert les yeux sur le noir de la chambre. Vous êtes près de moi ”, dit-elle. Et le lecteur interpellé croit découvrir une nouvelle Marguerite Duras. Avec qui la conversation sur le monde et soi se poursuit à l’infini. »

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Samuel Beckett,
Fin de partie

Alain Robbet-Grillet,
Les Gommes
La Jalousie
Critique 651-52 : Alain Robbe-Grillet
Claude Simon
La Route des Flandres
Antoine Volodine

Le 9 septembre 2010
Yves Ravey, Enlèvement avec rançon
Philosophie n° 107

Le 16 septembre 2010
Antoine Volodine, Le Port intérieur
Bernard-Marie Koltès, Une part de ma vie Entretiens 1983-1989

Le 23 septembre 2010
Jean Echenoz, Des éclairs
Jean Echenoz, Nous trois

Le 7 octobre
Eugène Savitzkaya, Marin mon cœur

Le 14 octobre
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Pierre Bayard, L’Affaire du chien des Baskerville
Georges Didi-Huberman, Remontages du temps subi - LŒil de l'histoire 2
Critique n° 761

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